Merci 2025 ❤️
#59 L'épisode qui part en délire
Salut les Parents qui Bossent
Nous n’avons jamais été aussi proche de la fin de l’année. Encore en 2015 hier, nous vla déjà en 2026 avec une bougie de plus sur les gâteaux. Et pas uniquement sur ceux de nos enfants. Flippant, le temps qui passe.
Encore quelques pépites grammaticales chez notre grand qui a tenté le mot “rejoindu” pour me dénoncer à ses grands parents en expliquant que lui et son frère avaient fait le tour du pâté de maison seuls, puisque j’étais passé de l’autre côté. Mais tout va bien, on s’est “rejoindu”.
Si les bougies s’accumulent, on collectionne moins de pépites grammaticales. Ces dernières laissent place aux concepts intersidéraux-temporels. Tenez. Votre enfant a passé une sale journée et il souhaite tout simplement la recommencer ? Bon courage pour lui expliquer que remonter le temps présente quelques difficultés techniques.
Bref…
Nous revoilà pour cette édition n°59 des Parents Qui Bossent.
Dans cette newsletter, je partage le journal de bord d’un papa de 2 enfants et entrepreneur en quête d’impact positif, d’harmonie entre vie familiale, personnelle et ambition professionnelle 🤑. S’épanouir au travail ET dans sa parentalité. Vendre pour 1M€. Tenir face aux insomnies. Lire aux toilettes.
Avant de commencer le bilan de cette année, je lance une bouteille à la mer :
Nous sommes en plein projet immobilier. Seule ombre au tableau, le prêt bancaire. Un détail me direz vous, mais qui va commencer à peser car nous avons déjà reçus plusieurs refus à cause de ma situation : entrepreneur. Si jamais vous connaissez un banquier pas trop frileux des indépendants, n’hésitez pas à me transmettre son contact (ou lui transmettre notre magnifique présentation PPT).
Aller hop, c’est parti pour un bilan 2025 pas comme les autres.
Bilan 2025 : une année chouette
Le bilan annuel, c’est un exercice que je réalise depuis 2015. Whaou.
Loin de moi l’idée de vous bassiner avec mon bilan perso. Chacun a sa méthode et la mienne a commencé par les bilans trop orientés développement personnel qui conduisent à des listes à puces de résolutions sans lendemain. Petit à petit, les bilans d’adoucissent, les les listes à puces disparaissent.
Malgré tout, j’aime bien garder ce temps de pause en fin d’année et y intégrer des réflexion assez larges comme : quels ont été les moments marquants de mon année ? Avec quelle nouvelle personne j’ai tissé des liens ? Avec quelle autre j’ai manqué de lien ? Et ce que ça me manque ? Quels sont mes meilleurs souvenirs ? De quoi je suis fier ? Qu’est ce qui m’a manqué cette année ? Qu’est ce que j’aimerais revivre l’année prochaine ?
L’idée n’est pas de noter mon année, ni de la comparer avec d’autres (années ou personnes). J’écris simplement, sans jugement et sans générer de plan d’action correctif pour l’année suivante. Ecrire pour me souvenir. Ecrire pour apporter de la douceur. Ecrire pour prendre du temps.
Quand je relis sur mon bilan 2018 et que je me souviens d’une belle rencontre avec une personne que j’ai perdu de vue, c’est l’occasion de reprendre contact par un petit vocal whatsapp (qu’il écoutera en accéléré) et qui aura le mérite de remettre du lien entre nous.
Quand je retombe sur ce bilan 2023 ou j’écris que je n’ai pas réussi à faire telle ou telle chose, et que je vois qu’en 2025, je les aient faites, je vis un double moment kiss cool : je suis fier d’avoir réalisé quelque chose que je n’arrivais pas avant; je me reconnecte à la réalité du temps qui passe, me rappelant que parfois, on souhaite atteindre des choses rapidement, mais que la vie prend parfois plus de temps que nos prévisions, et que c’est cool.
De cette année, je retiens que le temps fait son effet sur mon entreprise. Au lancement, j’avais prévu de faire plus et plus vite. Plus de chiffres d’affaires, plus de salariés, plus d’impact.
Les deux premières années ont été compliquée. Toujours sur le fils du rasoir, des résultats négatifs, des revenus bas et surtout une impression de devoir toujours aller chercher les projets avec les dents. Trouver un nouveau client est compliqué, trouver de nouveaux marchés est compliqué, lancer de nouveaux produits est compliqué. Mais il fallait passer par là.
Ma boite termine sa quatrième année. C’est la première fois que je ressens autant le phénomène du moulin. La roue est enclenchée. Cela ne veut pas dire que tout est simple (on en parle de la crise ?), mais au moins, c’est enclenché. La roue tourne, parfois sans que je n’ai besoin de fournir beaucoup d’efforts.
On voit l’effet bénéfique du temps : des clients qui reviennent, qui nous recommandent, un nom de marque qui commence à se faire une place dans notre marché.
C’est agréable.
Bien sûr, cela n’empêche pas les challenge. Nous restons en pleine mer de l’entrepreneuriat, le challenge et l’incertitude font parti du jeu.
C’est aussi pour ça que je suis super fier d’avoir enfin lancé mon offre de prospection. J’y pensais depuis deux ans, mais impossible de m’y mettre. Finalement, en quelques mois, cela me permet de me prouver que j’ai des compétences valorisées par d’autres, et accessoirement, de doubler mes revenus. J’ai listé les éléments relous de ma boite Vista (pas de visibilité sur le CA futur et des paiements souvent en retard - banquier, ne lit pas ça) et j’ai construis mon offre de prospection en contre-pied. Du coup, je propose un abonnement type SaaS (je n’ai pas monté un vrai SaaS mais l’idée est là), c’est parfait : je connais déjà le CA minimum que je vais réaliser pour les 3 prochains mois.
On ne sait jamais ce que que peux donner le fait de sauter dans l’inconnu. L’expression fait peur. Changer nos habitudes, tester de nouvelles choses, annoncer que l’on va tenter de réaliser une intuition, c’est flippant. C’est flippant par rapport au regard des autres. Et c’est flippant par rapport à notre propre regard.
Et si je passais pour un nul parce que je n’ai pas réussi à réaliser ce que j’ai annoncé ? Et si ma valeur baissait au yeux des autres parce que j’ai échoué ? Et si je découvre que je ne suis pas si bon que ça ? Et si je ne suis pas capable de réaliser mes rêves ? Ces visions (me) paralysent.
Pourtant, revenons à l’essentiel. La vie, c’est le mouvement permanent. Les choses naissent puis meurent. Au milieu, la vie, la notre. Pourquoi je m’emmerde tant à penser à la place des autres sur un futur qui n’est même pas sûr d’arriver ? Mon grand, si tu as besoin, va chercher des exemples de personnes qui tentent, qui ratent, qui réussissent, mais surtout qui Vivent. Qui Vivent. Foutez moi les gosses dans un Van et partons dormir sous la tente avec des gros pulls qui sentent le feu de bois.
L’autre point bénéfique à voir les années défiler avec ma boite, c’est que je vois le stress baisser doucement. Pas drastiquement. Surement. Ca fait parti du processus mon grand. Ne plus être aussi tendu maintenant qu’au départ, pour les mêmes problèmes. C’est peut être ça qu’on appelle l’expérience. Double effet kiss cool. Sentir que le temps fait son effet sur les résultats de l’entreprise. Sentir que le temps fait son effet sur mon appréciation des soucis.
Je pars en petit délire dans cet épisode. Right ? Basta croquette. Cette belle année mérite au moins ça.
L’épisode de ce jour en est une parfaite illustration. J’écris au milieu du salon doublement chauffé par des grills pains et la cheminé de cette grange pommé au milieu du froid, qui a le mérite de nous rassembler en famille. J’écris au milieu des cris d’enfants qui passent à table après s’être disputés 18 fois sur des sujets dont personne ne se souviendra dans 6 minutes. J’écris au milieu du chaos, musique à fond sur les oreilles, tentant d’accrocher un dernier épisode 2025 à cette newsletter qui continue d’exister parce que je prends du temps pour le faire.
Je continue d’écrire au milieu du bordel, et je continue d’entreprendre au milieu du chaos, des grèves d’écoles, des maladies d’enfants, de leurs hurlement et des nuits trop courtes. Elle était belle cette année. Vivement la suite.
Merci 2025 ❤️
Je suis Jean-Baptiste, papa de deux loustiques. Je fais des fautes d’orthographe, j’habite à Marseille (on prend un café?), j’aime le sport et l’entrepreneuriat. Côté boulot :
Fondateur de Vista Ballon et Vista Textile le jour ;
Freelance en prospection Email B2B entre midi et deux ;
Et auteur Les parents qui bossent le soir tard quand tout le monde dort.
N’hésite pas à répondre à ce mail ou à laisser un commentaire pour réagir et me contacter.
Et à lire l’épisode n°55, qui rencontre beaucoup de succès : comment générer ses premiers 250 000€ ?
On se retrouve sur Linkedin ou ici dans 15 jours ici.
😘
A très vite les copainnng 😉



Bravo pour cette régularité dans tes bilans annuels Jean-Baptiste, qui apportent indéniablement de la perspective à tes introspections !